Fermeture des écoles et télétravail : le secrétaire général de Force Ouvrière demande aux employeurs d’être "tolérants"

Rédigé le 02/04/2021

Yves Veyrier, secrétaire général de FO, appelle les entreprises au "dialogue social".

Comment s’organiser pour continuer à travailler ? La question hante de nombreux salariés, alors que les établissements scolaires vont fermer pour trois à quatre semaines, et que le chef de l’État demande le recours "systématique" au télétravail, quand celui-ci est possible.

Invité éco de franceinfo jeudi 1er avril, Yves Veyrier, le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), appelle les entreprises à "faire en sorte que les salariés ne subissent pas les conséquences d’une situation qui de toute façon est compliquée."

Le chômage partiel, "la solution la moins pire"

Les parents qui doivent arrêter de travailler pour garder leurs enfants peuvent demander à bénéficier du chômage partiel, indemnisé à hauteur de 84% du salaire net. "C’est la moins pire des solutions", réagit Yves Veyrier, même si cette perte de revenus "peut faire mal."

Le leader de Force Ouvrière souligne que les télétravailleurs peuvent aussi demander à bénéficier du chômage partiel, s’ils doivent garder leurs enfants. Un employeur peut-il refuser ? Non, selon Yves Veyrier : "C’est la disposition qu’a confirmée la ministre du Travail."

Des congés déplacés ?

Certains chefs d’entreprise demandent à pouvoir modifier les congés de leurs salariés, pour s’adapter à la situation. Selon Yves Veyrier, "cela doit se régler dans le cadre du dialogue social."

"Ce que nous ne voulons pas", poursuit-il, "c’est que certains employeurs, et tous ne se comportent pas ainsi, entrent dans une logique d’affrontement, de tension qui conduise à imposer des congés à ceux qui n’avaient pas prévu de prendre des congés ou à leur imposer un déplacement de congés."

"Tolérance" sur le télétravail

Plus globalement, le chef de l’État souhaite que le télétravail devienne systématique, à chaque fois que c’est possible. "Si le télétravail est le moyen d’éviter de se contaminer ou de contaminer les autres, à chaque fois qu’on peut le mettre en œuvre, il faut le mettre en œuvre", répond Yves Veyrier.

"Mais, insiste-t-il, il faut tenir compte de la situation des salariés qui n’ont pas forcément une résidence secondaire avec un bureau pour télétravailler ! (…) Il faut que les employeurs soient très tolérants avec le rythme de travail, la productivité… Ils ne doivent pas confondre télétravail et travail à 100% au bon vouloir de l’employeur".